5 choses que vous ne savez peut-être pas sur la bataille de Verdun

Dans une guerre connue pour sa brutalité, la bataille de Verdun (21 février-18 décembre 1916) a été l’un des conflits les plus longs et les plus sanglants de la Première Guerre mondiale. Au cours de cette bataille qui s’est prolongée pendant 10 mois, les Français ont repoussé une grande offensive allemande. À la fin, les pertes s’élevaient à environ 400 000 pour les Français et 350 000 pour les Allemands. Au total, environ 300 000 personnes ont été tuées.

1. Les Allemands ont conçu Verdun comme une bataille d’usure.

Les batailles de la Première Guerre mondiale commençaient souvent par des objectifs tactiques et se transformaient en impasses sanglantes, mais la plupart des historiens pensent que Verdun était destiné à être un « broyeur de viande » dès le début. À la fin de l’année 1915, le général allemand Erich von Falkenhayn a rédigé un mémorandum à l’intention de l’empereur Guillaume II dans lequel il affirmait que la guerre ne pourrait être gagnée qu’en infligeant des pertes massives à l’armée française et en sapant sa volonté de se battre, ce qui obligerait ensuite les Britanniques à demander la paix.

Plutôt que de les déjouer ou de percer leurs lignes, Falkenhayn prévoit d’attirer les Français dans un piège qui les obligerait à jeter leurs troupes dans une bataille d’usure où les conditions favoriseraient les Allemands. « S’ils font cela », écrit-il dans son mémo, « les forces françaises se videront de leur sang ». Falkenhayn a appelé son plan impitoyable Opération Gericht – un terme traduit librement par « jugement » ou « lieu d’exécution ».

2. Verdun avait une valeur symbolique pour les deux camps

Les Allemands ont choisi Verdun comme cible non seulement parce qu’elle était nichée dans un saillant, ou renflement, du front occidental, mais aussi parce qu’elle était imprégnée d’histoire politique. Verdun était une ville ancienne qui avait été l’une des dernières à tomber lors de la défaite humiliante de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870-71, et elle avait depuis été construite comme l’une des places fortes les plus lourdement fortifiées le long de la frontière avec l’Allemagne.

Falkenhayn savait que toute menace à son encontre risquait d’être âprement contestée, car sa chute porterait un coup sérieux au moral des Français. Il est intéressant de noter que la ville avait également une valeur sentimentale pour les Allemands en raison du traité de Verdun de 843 après J.-C., qui avait divisé l’Empire carolingien et créé le noyau de ce qui est devenu plus tard l’Allemagne.

3. L’attaque prend les Français par surprise

Les préparatifs de l’Allemagne pour la bataille de Verdun impliquent l’une des plus grandes concentrations d’hommes et de matériel de la Première Guerre mondiale. Utilisant un terrain accidenté et une énorme présence aérienne pour filtrer leurs mouvements, les hommes de Falkenhayn ont passé sept semaines à construire de nouvelles lignes de chemin de fer, à assembler de lourds bunkers en béton pour loger les troupes et à stocker plus de 1 200 pièces d’artillerie.

Un nombre impressionnant de 2,5 millions d’obus ont été expédiés au front par 1 300 trains de munitions. Malgré l’énorme projet d’ingénierie qui se déroule sous leur nez, les Français ne sont guère préparés à une attaque allemande. Les forts entourant Verdun ont connu peu d’action au cours des premières phases de la guerre, et nombre de leurs garnisons et pièces d’artillerie ont été déplacées vers des secteurs plus chauds.

Les Français parviennent à faire des préparatifs de dernière minute après que le mauvais temps a retardé l’assaut allemand, mais ils se retrouvent toujours sur la défensive au début de la bataille. Le 24 février, soit trois jours seulement après le bombardement initial, les Allemands avaient avancé de plusieurs kilomètres et envahi les deux premières lignes défensives françaises.

4. Les forces allemandes s’emparent d’un fort français crucial sans tirer un coup de feu

Le 25 février, les forces allemandes s’approchent du fort de Douaumont, le plus vaste des dizaines de bastions français qui entourent Verdun. Douaumont aurait été pratiquement imprenable en temps normal, mais sa garnison avait été réduite à seulement 57 hommes dans les mois précédant la bataille.

Après avoir accédé au fort par un passage non défendu, un petit groupe d’Allemands dirigé par le lieutenant Eugen Radtke a pu parcourir ses chambres souterraines et rassembler les défenseurs français les uns après les autres. Ils ont rapidement capturé la totalité de la garnison sans subir la moindre perte ni tirer un seul coup de feu.

La nouvelle de la chute de Douaumont est accueillie par des célébrations impromptues et même par un congé scolaire en Allemagne, mais elle porte un coup sévère au moral français déjà bien entamé. Il faudra attendre huit mois et des dizaines de milliers de victimes pour que les Français reprennent enfin le fort en octobre 1916.

5. Les Français ont maintenu la défense de Verdun grâce à une route « sacrée ».

En raison de l’absence de voies ferrées sûres et des bombardements constants de l’ennemi, les Français ont été contraints de s’appuyer sur une seule route de 20 pieds de large pour approvisionner leur position à Verdun. Lorsqu’il a pris le commandement des forces françaises à la fin du mois de février 1916, le général Philippe Pétain a pris des mesures pour maintenir cette route ouverte. Les troupes sont mises au travail pour poser du gravier et réparer la chaussée, et une flotte de 3 000 camions militaires et civils est mobilisée pour servir de véhicules de transport.

Pendant une seule semaine d’opérations, plus de 190 000 soldats français et 25 000 tonnes de munitions, de nourriture et de fournitures ont été acheminés vers le front. Pétain a également utilisé la route pour faire tourner plus de 40 divisions dans et hors du secteur de Verdun, ce qui a permis aux troupes françaises de rester fraîches et de combattre les effets du choc des obus. La route a ensuite été rebaptisée « La Voie Sacrée » pour commémorer sa contribution essentielle à l’effort de guerre.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.