Bataille de Verdun

Bataille de Verdun, (21 février-18 décembre 1916), engagement de la Première Guerre mondiale au cours duquel les Français ont repoussé une importante offensive allemande. Ce fut l’une des batailles les plus longues, les plus sanglantes et les plus féroces de la guerre ; les pertes françaises s’élevèrent à environ 400 000, les pertes allemandes à environ 350 000. Quelque 300 000 personnes ont été tuées.

Découvrez l’histoire de la bataille la plus féroce de la Première Guerre mondiale, la bataille de Verdun, en 1916.

Vue d’ensemble de la bataille de Verdun, 1916.

Le général allemand Erich von Falkenhayn pensait que la guerre serait gagnée ou perdue en France, et il estimait qu’une stratégie d’attrition était le meilleur espoir de l’Allemagne pour atteindre ses objectifs. Dans une lettre adressée à l’empereur allemand Guillaume II à la fin de l’année 1915, il affirme que la Grande-Bretagne est la plus redoutable des puissances alliées, mais il concède qu’elle ne peut être attaquée directement, sauf par la guerre sous-marine, car le secteur britannique du front occidental ne se prête pas aux opérations offensives (une évaluation qui se révélera exacte lors de la première bataille de la Somme). Selon Falkenhayn, les « véritables armes » de la Grande-Bretagne dans cette guerre sont les armées française, russe et italienne. Il considère la Russie comme déjà paralysée et l’Italie comme peu susceptible d’affecter l’issue de la guerre, et conclut : « Il ne reste que la France. » Falkenhayn déclare qu’une percée en masse est inutile et que l’Allemagne devrait plutôt saigner la France à blanc en choisissant un point d’attaque « pour le maintien duquel les Français seraient obligés de jeter tous les hommes qu’ils ont ».

La forteresse de Verdun et ses fortifications environnantes le long de la Meuse ont été choisies parce qu’elles menaçaient les principales lignes de communication allemandes, qu’elles représentaient un saillant dans les défenses françaises et que la perte d’une citadelle aussi légendaire aurait porté un coup énorme au moral des Français. La note clé du plan tactique était une série continue d’avancées limitées qui attireraient les réserves françaises dans la machine à hacher de l’artillerie allemande. Chacune de ces avancées devait elle-même être sécurisée par un bombardement d’artillerie intense, bref pour la surprise et compensant sa courte durée par le nombre de batteries et leur rapidité de tir. De cette manière, l’objectif serait pris et consolidé avant que l’ennemi ne puisse déplacer ses réserves pour une contre-attaque. Le commandement local de l’opération est confié au prince héritier Guillaume, fils aîné de Guillaume II.

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